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 Au coeur des geôles de Munnilinst

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Reaver Broomslang

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MessageSujet: Au coeur des geôles de Munnilinst   Dim 13 Nov - 18:52





    - 1 -
    Des débuts difficiles...

    Abstraction du temps, abstraction de la réalité… Combien de jours et de nuits passés dans cette cellule ? Combien de jours en confinement, à ne souffrir que de sa propre présence et des aléas d’un corps meurtri et partiellement laissé à l’abandon ? Pas de visite, pas de rencontre, pas d’importance pour quiconque ou une simple compagnie distractive. Reaver était seule, plus seule que jamais, abandonnée de toute part et simplement laissée pour morte, un peu à l’image d’un déchet nuisible que l’on a décidé d’entreposer dans une poubelle avant de s’en débarrasser définitivement. Le sens de son existence semblait bien désuet et totalement ridicule au cœur de ces quatre murs. Son unique raison de vivre ne tenait plus qu’en la présence d’un plateau repas sans goût et sans saveur, saupoudré de sa haine, de sa tristesse, de son désespoir et de son malheur. La lumière provient toujours de la plus sombre des obscurités… Mais comment faire lorsque les seules prémisses d’un espoir quelconque meurent bien avant de donner leur premier signe de vie ?

    Adossée contre la paroi de sa cellule, les genoux rabattus contre sa poitrine et les bras enlacés autour de ces derniers, le regard de la jeune femme se perdait sur le sol présent sous ses pieds. Sous son regard sombre et mélancolique se dissimulait l’image d’un précieux passé aujourd’hui révolu. Torturée par l’éternité de cet isolement, son seul passe-temps demeurait dans la rediffusion du film de son existence… Du film de son existence en compagnie de Drake, de son frère, de l’être ayant jamais compté le plus pour elle. Des souvenirs radieux, des moments de partage idyllique d’une puissante charge émotionnelle. Plongée volontairement dans cette nostalgie, elle prenait conscience de toute l’importance que pouvait prendre un simple sourire, une parole réconfortante ou bien un rire léger et insouciant. Son visage ne serait plus jamais en face du sien pour la taquiner, pour la juger ou bien pour la consoler. Jamais Drake ne reviendrait pour la protéger et la mettre à l’abri. Bien que cela n’avait pu dépendre de sa propre volonté, le jeune homme avait rendu les armes une bonne fois pour toute. Son tablier était posé pour toujours, laissant un grand creux, un grand vide dans l’âme de notre corellienne.

    Une main se posa sur son estomac alors que ce dernier troubla le silence de ses pensées dans un gargouillement sonore, puissant et parfaitement représentatif de cette faim dévorante s’installant de plus en plus au fil des jours. Depuis combien de temps remontait son dernier repas ? L’avait-elle seulement mangé ? S’était-elle endormi une seule fois depuis ? Reaver n’en savait rien, Reaver n’en n’était plus sûre. Tout se mélangeait dans sa tête. Journée, nuit, éveil, sommeil, fatigue et épuisement, guérison et douleur… Une onctueuse saveur d’une balance perpétuellement en déséquilibre, pendant de gauche à droite selon son bon vouloir. Que devait-elle dont faire pour se sortir de là et réussir à goûter une nouvelle fois à un semblant de vie normale, traditionnelle ? On l’avait soigné, on avait pris soin de guérir ses blessures les plus graves et de les stabiliser, mais dans quel but ? Pourquoi faire cela ? Pourquoi agir de la sorte si c’était pour la séquestrer ignoblement sans même venir lui poser une seule et unique question ? Qu’est-ce qui pouvait bien se tramer derrière cela ? Elle aurait tout donné pour en avoir une seule esquisse de réponse… Mais même cela semblait trop demander dans sa situation !

    Un fin rayon de lumière apparu brusquement avant de s’étendre dans une bonne partie de la pièce. Par réflexe, Reaver releva l’une de ses mains au-dessus de son regard froncé et alerte. Deux silhouettes semblèrent se dessiner noblement dans l’encadrement de la porte. Était-il enfin l’heure pour elle de voir son destin, son sort être scellé d’une quelconque manière ? Autant que cela soit fait alors pensa-t-elle ! Car, oui, il n’y avait rien de pire que de rester dans un entre-deux, de demeurer entre l’espoir et la fin de toute croyance… De stagner entre l’ombre et la lumière… Entre la vie, et la mort…
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MessageSujet: Re: Au coeur des geôles de Munnilinst   Dim 13 Nov - 19:28

    Broomslang ne pouvait voir clairement le visage de ses visiteurs en raison de la différence d'éclairage entre dedans et dehors, mais elle pouvait deviner que l'un d'eux était un Humain, ce qui paraissait normal, et qu'un autre était un Muun. Voilà qui était plus spécial. Pour la plupart des gens, l'Empire avait toujours l'image d'un état raciste, la faute aux terribles persécutions ordonnées par Palpatine. Mais elle pouvait aujourd'hui constater que les progrès sociaux dont se vantaient l'Empire étaient importants ; peut-être, quand même, pas autant que ce que la propagande disait. Mais ça, Reaver n'en avait que des notions, et elle n'aurait pu le jurer. La vision du Muun lui fit un léger choc, car elle ne s'attendait pas à voir un alien en uniforme impérial.
    Et quels uniformes ! A côté de sa combinaison orange et noire ample et souple, la taille de ces uniformes à veste blanche, et pantalon et casquette noire, était du dernier chic. Ils étaient impeccables. Leurs bottes noires étaient cirées, brillantes, et leurs gants blancs semblaient tous neufs. Sur leurs poitrines apparaissaient des plaquettes avec des pavés de couleur. Comme la plupart des gens, elle savait que c'était des insignes militaires, mais lesquels ? Aucun idée ; par plus d'idées pour la signification de la couleur particulière de leurs uniformes.

    Le Muun restait dans l'embrasure de la porte. A la façon des siens, curieux, ce qui lui donnait un air distrait et immature, il observait la scène avec de grands yeux. L'Humain, lui, s'approcha, doucement, sans un mot. Son pas était cadencé, mais léger. Il observa autour d'eux la couchette spartiate, les toilettes, et eut ce regard ... Le genre de regard du gars habitué, mais pas insensible. Il devait sans doute prendre en considération combien il était dur de se retrouver dans ce genre d'endroit. Finalement, il se ressaisit, et prit la parole :

      « Prisonnier 45-MU-D-1311, veuillez vous lever et nous suivre. »

    C'était un ordre, pas une demande, mais il avait été demandé avec une voix plutôt sympathique. Malgré elle, Reaver le trouva attirant, et eut vraiment envie de sortir avec lui ; se dégourdir les jambes, prendre l'air, voir autre chose ; revivre, autant que faire se peut. Elle le suivit. Le Muun ferma la marche.
    La scène qui s'offrit à elle lui donna le vertige ; trop d'espace d'un coup. Les cellules étaient réparties dans d'étroits cylindres, entourés de profonds fossés. Des passerelles sortaient lorsqu'une cellule était ouverte, et le Muun dut tenir la jeune femme droite pour qu'elle ne tombe pas. Tandis qu'ils marchaient, elle vit au moins une douzaine de cylindres, sur, peut-être, une dizaine de niveaux chacun. Quelques types en armures plastoïdes grises, armés de fusils blaster, effectuaient des rondes ennuyeuses à mourir en se faisant des signes et en se glissant quelques mots en se croisant. A part ça, il régnait un silence de mort.
    Mais ils ne restèrent pas là. Au bout de ce vaste espace ouvert de détention, il y avait une porte. Le gars en uniforme blanc l'ouvrit, et un bruit s'insinua brutalement, si fort en comparaison qu'il sembla envahir la tête de Reaver. Elle vit des gardes allant et venant en parlant, en riant, en maugréant. Il y avait aussi des gens en uniformes gris pâle, des chariots de matériel, des droïdes, tout un petit monde qui circulait le long de larges couloirs ternes et bas de plafond. Le petit trio se fraya un chemin jusqu'à une nouvelle porte. L'Humain l'ouvrit à l'aide d'une clé, et ils entrèrent dans une pièce de, peut-être, quarante mètres carrés ; un palace comparé à sa cellule. Elle était plutôt bien éclairée. Le style, purement impérial, était minimaliste et triste, inconfortable, mais elle ne se plaignit pas quand on la fit s'asseoir à une chaise. Le Muun, qui n'avait toujours pas ouvert la bouche, s'assit à une des deux chaises en face, compulsant un datapad. L'Humain, lui, un mec plutôt mignon allant sur la quarantaine, aux pattes d'oies rieuses et aux tempes grisonnantes, prit un air affecté.

      « J'ai demandé qu'on vous apporte un couvert du mess. Ce n'est pas de la grande gastronomie, mais vous pourrez reprendre des forces. J'ai aussi demandé de l'eau pour vous. Si je peux faire quoi que ce soit avant que nous commencions, je vous en prie, faites-le nous savoir. »


____________________


Reaver a été sortie de sa cellule et amenée vers une salle avec une table et trois chaises.
Les deux officiers face à elle semblent plutôt sympathiques et prennent soin d'elle.

_________________
    « La taille importe peu. Regarde-moi ! Est-ce par ma taille que tu te mesures ? Et bien tu ne le dois pas ! Car mon alliée est la Force. Et c'est de mes alliés la plus puissante. La vie la créée, la fait grandir. Son énergie nous entoure, et nous relie. Nous sommes des êtres illuminés, pas une simple matière brute. Tu dois sentir la Force autour de toi, ici, entre toi, moi, l'arbre, la roche, partout. Oui, oui, elle est même entre le sol et le vaisseau. »

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MessageSujet: Re: Au coeur des geôles de Munnilinst   Dim 13 Nov - 20:41

    Silhouettes étranges et inconnues, les yeux de Reaver peinaient à dessiner un visage quelconque sur la personne de ses deux ‘visiteurs’. La lumière semblait lui brûler les yeux dans un torrent de douleur solide, brutale, insoutenable. Bien que se contentant de cacher son regard dans un premier lieu, elle ne put se retenir de finalement baisser son visage et de frotter ses iris avant de relever une nouvelle fois son visage en direction de ces deux impériaux. Il ne fallait pas avoir le plus grand quotient intellectuel de la galaxie pour savoir que seuls des membres de cette faction pouvaient surgir de cette porte menant vers… Menant vers l’espoir et la croyance d’une sortie peut-être prochaine s’il n’était pas trop tard pour elle. Néanmoins, ce n’en n’était pas moins la vision de cet espoir que celle de ses deux silhouettes qui captèrent d’avantage son attention et son intérêt. Un haussement de sourcil mêlé à un mouvement partiel de ses lèvres trahissant sa surprise se manifesta en identifiant la race s’avérant être celle du Muun. Oui, elle ne s’attendait à voir une quelconque espace un tant soit peu exotique dans un uniforme tiré à quatre épingles. Mais, soyons philosophe et gageons que cela ne lui allait pas encore trop mal…

    Toutefois, toute tentative de charisme de l’alien aurait été parfaitement inutile et désuète en comparaison à la présence que dégageait l’être humain s’avançant militairement dans les quatre coins de la pièce. Même si la masculinité du sujet ne répondait pas aux critères de sélection et d’attirance de Reaver, cette dernière ne pouvait s’empêcher de ressentir un tant soit peu d’admiration et d’empathie pour le charisme de cet impérial. Il dégageait quelque chose d’apaisant, de rassurant. Bien qu’étant dans le camp de la torture, opposé à celui de la victime magistralement occupé par notre sujet, il inspirait la présence de ce besoin. De ce besoin d’être écoutée, épaulée et rassurée après les conséquences d’une épreuve effroyablement intense et d’un traumatisme émotionnel fortement présent. La mort d’un être cher et une incarcération de ce type avait de quoi bouleversé un minimum tout individu de cet univers et, ce, qu’importe sa force mentale et sa résistance psychologique. Tout du moins, c’est ce dont Reaver se plaisait à penser et à se persuader, peut-être dans l’espoir de rendre son épreuve moins difficile et douloureuse à supporter. Tout cela pour dire que, dans l’image de ce ‘soldat’, elle désirait une image de tendresse qui lui manquait alors atrocement.

    Sans un mot, Reaver posa son regard dans celui de l’impérial suite à l’injonction de ce dernier. Elle resta deux secondes dans sa position initiale avant de finalement se redresser faiblement sur ses jambes. Certes, elle avait encore de la force en elle, des parcelles de résistance dans son corps pour se montrer un tant soit peu viable. Mais une simple marche se teintait d’une difficulté telle qu’elle avait le sentiment de devoir enchaîner un troisième marathon de plusieurs centaines de mètres d’affilé, sans même avoir l’opportunité de laisser souffler ses membres ou de pouvoir stabiliser son souffle et sa respiration. Une carence énergétique semblant redoubler d’ardeur lorsqu’elle quitta l’étroitesse de sa cellule. Titubant de droite à gauche, elle trébucha avant de trouver aussitôt appui sur le bras du Muun. Ses yeux se posèrent automatiquement sur le visage de ce dernier, un simple regard pouvant le remercier de son geste et de sa prévoyance. Il était plus que compréhensible que dans ce genre de circonstances, Reaver n’aurait la force de remercier ouvertement et à pleine voix l’un de ses geôliers. Après tout, ils représentaient la torture, l’emprisonnement et la misère qu’elle se devait de subir sans rechigner. Ses deux impériaux ne devaient d’ailleurs la coopération de la Corellienne que de par leur politesse. Elle continua sa marche, gardant son appui sur l’alien tout en essayant de ne pas succomber au sentiment de perdition sensoriel total qu’elle ressentit lorsqu’elle déboula sur ce quartier fréquenté du centre de détention. Une véritable ruche au sein de laquelle virevoltait de besogneuses petites abeilles… En cet instant, elle ne voulait qu’une chose : que toute cette agitation et que tout ce bruit s’arrête autour d’elle !

    Ce n’est pas sans une satisfaction et un soulagement profond qu’elle trouva place sur la chaise de cette nouvelle pièce calme, déserte, silencieuse… Ses avant-bras et ses coudes trouvèrent place sur la surface de la table alors que son visage se pencha en avant, réprimant un soupir de soulagement mêlé à de l’épuisement. Elle ne redoubla d’attention que lorsque le charmant quadragénaire reprit la parole. Politesse, bienveillance… Une part de Reaver ne pouvait s’empêcher de se mettre en alerte, d’éveiller ce sentiment naturel de prudence et de méfiance. La tenue du respect et de la responsabilité d’un gardien envers son prisonnier n’était pas toujours de bonne augure, cela n’était parfois qu’un simple moyen de mieux arriver à ses fins. La question qui se poserait alors serait de savoir dans quel genre de jeu ces deux ‘soldats’ voulaient entrainer Reaver… ? Une question tournant en boucle dans son esprit alors qu’elle ne retint en aucune façon un fin sourire avide, envieux.

    Reaver - Un repas digne de ce nom sera déjà profondément généreux en soi…

    Soupira-t-elle, non sans vouloir se montrer particulièrement polie, mais bien pour témoigner de son état de véritable faim. Regardant furtivement le Muun concentré sur son datapad, ses iris glissèrent une nouvelle fois vers le visage de l’humain dans lequel il se planta. Elle leva une main, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille tout en laissant un petit toussotement résonné.

    Reaver - Eh bien, je suppose qu’il est inutile d’espérer de pouvoir sortir d’ici le plus rapidement possible… Mais, si vous voulez réellement me rendre service, je donnerais ce qu’il me reste de carcasse contre une cigarette…
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MessageSujet: Re: Au coeur des geôles de Munnilinst   Dim 13 Nov - 22:13

    L'officier humain eut un sourire compatissant pour la jeune femme lorsqu'elle demanda une cigarette. Néanmoins, le Muun sembla vite le rappeler à l'ordre. L'alien lança une série de um et de eh rapides, auxquels la prisonnière ne comprit strictement rien. Par contre, l'humain, lui, perdit son sourire et se pinça les lèvres, la langue dépassant légèrement. Un signe de nervosité et d'appréhension chez beaucoup d'êtres humains. Le bonhomme semblait avoir quelque chose de délicat à dire. Néanmoins, il sembla qu'il se ravisât au dernier moment, car un sourire revint au coin de ses lèvres, et il répondit sur un ton trop enjoué pour être crédible sur le coup.

      « Malheureusement, ici, je ne pourrai pas. Plus tard ... Peut-être ... »

    Le Muun jeta un regard en coin à son collègue. Ses expressions faciales étaient indéchiffrables, son visage, long et à l'apparence écrasée, était juste trop étranger pour la jeune femme, elle n'aurait su les interpréter correctement. Il émit une autre série de sons. On aurait cru ce langage binaire utilisé par beaucoup de droïdes, mais bien plus développé. Reaver était en droit de se demander comment l'humain pouvait le comprendre. Soit il était là depuis assez longtemps pour comprendre ce langage, qu'elle avait entendu parler dans les rues de Muunilinst, soit il avait un traducteur planqué quelque part. Quoi qu'il en soit, la quadragénaire finit par soupirer. Remontant un peu sa casquette, il dévoila légèrement la trace d'une cicatrice, dont il gratta le rebord discrètement. Elle avait déjà vu ce genre de trucs ; assez souvent. Quand les Vong blessaient leurs adversaires, les infections étaient courantes si un traitement médical approprié ne venait pas assez vite. L'officier humain avait sans doute participé à la Guerre Yuuzhan Vong, alors ... Soldat ? Stormtrooper ? Résistant ? Simple esclave un peu réfractaire ? Impossible à dire. Il devait en avoir bavé.

      « Si tu es si pressé, tu n'as qu'à t'en charger. »

    Finit-il par souffler d'un air blasé à l'adresse de son collègue. Le Muun se redressa. Ce coup-ci, sans l'ombre d'un doute, il cherchait à se donner une meilleure contenance, à afficher son statut et son honnêteté. Si Reaver avait appris une chose des Muuns pendant son séjour ici, c'était que, s'ils avaient tendance à jouer sur le sens des mots et des phrases, ils étaient toujours honnêtes devant la Loi.

      « Prisonnier 45-MU-D-1311, nous allons nous présenter. Je suis le Capitaine Man Adaran, et voici le Major Syn Vogann. Nous avons été chargés de traiter votre dossier par les Renseignements Impériaux. Veuillez avant tout nous excuser pour la durée d'attente et vos conditions d'incarcération. La situation actuelle de l'Empire tend à déborder la capacité de nos services. »

    Il avait prononcé tout cela de manière très détachée, mais ce n'était peut-être que son accent. Depuis qu'elle était là, elle n'avait pas entendu beaucoup de Muuns parler en basic, et, lorsqu'ils lui parlaient basic, c'était souvent des commerçants, et ils utilisaient ce dialecte impérial, très fonctionnel et truffé de révisions grammaticales vieux jeu qu'elle ne comprenait parfois qu'à moitié.

    L'alien croisa les doigts et la fixa directement. Derrière son épaule, Syn Vogann, car c'était le nom de l'humain, jetait à la prisonnière un regard désolé.

      « Je suis aussi au regret de vous annoncer que, conformément aux lois impériales concernant les personnes décédées dont la dépouille n'a pas été réclamée sous cinquante-six heures, soit deux jours ici, votre compagnon, décédé des suites de votre accident, a été incinéré, et ses cendres semées par vent fort. Vous êtes dans votre cellule depuis environ cent-quarante heures, soit cinq journées locales. »


____________________


Le Muun a expliqué à Reaver qu'elle était prisonnière depuis cinq jours, et que son frère était incinéré depuis deux ou trois jours, ses cendres dispersées.
Les interrogateurs font partie des Renseignements Impériaux. Reaver ignore exactement de quoi il s'agit, mais le nom semble lui indiquer que ce n'est pas vraiment la police.

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MessageSujet: Re: Au coeur des geôles de Munnilinst   Mer 16 Nov - 11:14

      Reaver – Soit… De toute façon je présume que je dois m’estimer déjà chanceuse d’être toujours en vie…

    Même s’il ne voulait se montrer réellement agressive et provocante, le ton fut néanmoins amer tout autant qu’ironique. Dans son expression, elle ne voulait réellement s’attaquer à l’humain mais ne semblait pas trop croire pour autant à l’invitation amicale qu’il lui lança. Certes, elle n’était peut-être pas très âgée, sans doute paraissait-elle-même un peu trop jeune ou un peu trop futile pour deux impériaux de leur envergure mais, ce n’était pas pour autant qu’il fallait la prendre pour la plus grande des cruches ou la plus profonde naïve pouvant exister. En cela, sa vie aux côtés de Drake lui permit de renforcer sa méfiance et de n’accorder que de la véritable crédibilité et un semblant de confiance qu’à peu de personnes. ‘N’oublie pas Reaver, des personnes comme nous, ça ne peut compter que sur soi-même. Tu dois toujours t’en rappeler.’ Une phrase qu’il ne cessait de lui répéter et qui traduisait tellement ce comportement en retrait, ce comportement détaché et perpétuellement sur la défensive. Alors, vous imaginez bien que, vu les circonstances, et malgré un besoin de réconfort se faisant sentir, Reaver n’allait pas boire chacune de leur parole ou encore les considérer comme des grands sauveurs de son calvaire de ces derniers jours et, ce, même si elle pouvait secrètement l’espérer un tant soit peu au fond d’elle-même.

    En écoutant le dialecte du Muun, notre intéressée ne fut certes pas en mesure de comprendre ce qui pouvait se dire en cet instant. Toutefois, intérieurement, elle était en mesure de distribuer les rôles du bon et du méchant flic. Bon, certes, l’alien n’avait rien de violent ou de méchant dans sa tenue ou son expression. Rien n’indiquait une trace de violence ou de sadisme à venir de sa part. Disons simplement qu’il souffrait du mauvais rôle dans cette logique selon laquelle il n’accordait aucune place à un tant soit peu de légèreté, à un tant soit peu d’échange ‘humain’, d’un échange social, calme et détendu, contrairement à son collègue. Cela se voyait clairement que cet autochtone tenait à remplir sa mission sans se perdre dans une seule formalité de plus. Mission remplie et puis bon vent se définissait certainement comme le leitmotiv de cet impérial. Baissant alors les yeux, elle passa une main sur son front, trahissant un ennui assez profond de les voir tous deux palabrés tout en restant assise là comme une potiche. Il y avait quelque chose d’étrangement paradoxal au sein de cette pièce. Son intuition lui intimait de penser que l’alien ne voulait guère perdre de temps en jouant au principe du biscuit et de la tasse de thé. Mais, au final, les politesses de son collègue leur aurait très certainement fait perdre moins de temps que l’expression de tous ses sons étranges et bizarres qu’il débitait avec ferveur. Ces impériaux… Décidément, à croire que personne ne sera à même de comprendre un jour leur véritable fonctionnement.

    Finissant par relever son regard en accompagnement d’un soupir discret, son attention se porta sur la cicatrice légèrement dévoilée par l’humain. Une vision qui lui fit froncer les sourcils, tout en imaginant l’origine de cette blessure, et lui rappelant bien des cicatrices et d’autres traces de blessures qu’elle avait pu voir durant la grande guerre contre les Vong. Combien de victimes de leur furie ? Combien de pauvres malheureux croulants sous l’impact de leur folie et de leur hargne ? A voyager à travers l’espace, elle avait pu constater l’ampleur des dégâts et le triste théâtre qu’offrit chaque passage des Vong avant la victoire de la Galaxie contre ces extra-terrestres. Elle-même n’était qu’une chanceuse, qu’une épargnée qui eut le privilège de ne jamais tomber sous leur joug, sans quoi elle ne serait certainement pas dans cette cellule, ici, aujourd’hui…

    Elle ne quitta ses pensées que sous l’impulsion du Muun qui s’adressa directement à elle. Se redressant quelque peu à nouveau, ses bras se redressèrent pour venir se croiser juste devant son visage. Sagement, elle tenta de trouver une quelconque forme d’intérêts aux présentations lancées par l’alien, en vain. Une part de pessimisme la poussait à se dire que le seul avancement que cela lui apporterait serait de connaître leurs deux noms avant de mourir. Super ! Cela lui faisait une belle jambe, à n’en point douter. C’était ce genre d’information importante, vitale dans une situation telle que la sienne, voyons ! Pour tout vous dire, elle ne se formalisa même pas et n’accorda même pas d’importance au fait qu’ils puissent être des services de renseignements de l’Empire. Elle n’y prêtait pas attention parce qu’elle n’en n’avait rien à faire au final. Ce n’est pas ce qui la plongerait dans l’insomnie, mais ce n’est pas non plus ce genre d’information qui lui permettrait de retrouver amoureusement son semblant de couche ce soir. Telle est l’explication pour laquelle sa ‘réponse’ à ce premier monologue ne fut qu’un haussement de sourcil et un regard déviant sur celui qui se faisait nommer Syn Vogann.

      Reaver – Drake…

    Le nom de son frère quitta ses lèvres dans un murmure pendant que le Muun exposait l’état de détention de notre amie ainsi que ce qu’il en était pour les restes de sa ‘moitié’. Moitié car ils avaient toujours formés un tout dans leur fonctionnement, dans leur quotidien. Moitié car ils étaient reliés et soudés comme deux doigts d’une même main. Moitié car elle ne se sentait plus complète depuis sa disparition… Les bras se mettant à trembler légèrement, elle les reposa sur la table, jouant nerveusement avec ses mains pendant que ses pupilles glissèrent de manière évasive sur le côté. Depuis son réveil, elle n’avait su le pleurer, elle n’avait pas réussi à se faire réellement à l’idée qu’il pouvait être mort. Quelque part, une fine trace d’espoir subsistait en elle. Peut-être avait-il été secouru, peut-être avait-il réellement survécu ? Un espoir très léger, très flou mais demeurant en elle… Jusqu’à ce que l’alien balaye ce dernier d’un solide revers de la main, totalement détaché et insensible à la situation. Elle serra sa mâchoire, réprimant un reniflement alors que ses le bord de ses yeux s’humidifia légèrement.

      Reaver – Ce n’était pas mon compagnon… C’était mon frère…

    Elle baissa une nouvelle fois la tête, glissant une main sur ses yeux pour les assécher autant qu’elle le pouvait.

      Reaver – On ne faisait que notre boulot, il n’aurait jamais dû mourir…

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MessageSujet: Re: Au coeur des geôles de Munnilinst   Mer 16 Nov - 17:24

    Aux mots de la jeune femme, Adaran sembla se tendre un peu, même si ses gestes ne pouvaient pas être pris pour argent comptant : il n'était pas humain, même si humanoïde. La mimique nerveuse et le mouvement des mains pouvait très bien signifier du plaisir, ou bien simplement un effort de réflexion. En tout cas, il continua comme si de rien n'était. A priori, cette déclaration ne serait pas notée. Soit le Muun la trouvait inutile, soit il pensait qu'elle lui ferait défaut et souhaitait, tout de même, lui éviter des problèmes.

      « Oui, en parlant de ce travail, prisonnière, avez-vous la moindre idée de ce que vous transportiez ? »

    Le Muun leva les yeux après un bref examen de son datapad. Il avait un regard foutrement perçant. Derrière son épaule, contre le mur, Vogann semblait partagé entre commisération et crainte. Son collègue ne laissa qu'un bref instant s'écouler. Bien sûr que non, elle ne le savait pas. Drake et elle ne demandaient sans doute jamais pour s'éviter des ennuis.

      « La carte que vous avez récupéré contenait des documents confidentiels extrêmement sensibles sur l'installation de la Mission Impériale sur le Corridor de Namadii, entre Bilbringi et Borleias. »

    Comme si cela allait suffire à tout faire éclater, Adaran resta là, ses mots en suspens. Mais Reaver n'avait pas vraiment la connaissance nécessaire des intrigues politiques et de l'actualité pour comprendre les tenants et aboutissants. C'est Vogann qui éclaira sa lanterne, s'avançant à un pas lent et mesuré, parlant, bras croisés, sur le ton de la confidence.

      « Vous n'êtes pas les premiers à chercher à voler et/ou déplacer ces données ; et votre frère n'était pas la première victime de nos services. Notre maillage de sécurité est complet depuis déjà deux semaines, vous n'aviez aucune chance de passer. Nous soupçonnons la Garde de l'Alliance Galactique, ou bien peut-être leurs services de renseignements, mais nous n'avons pas de preuves. Ils utilisent toujours des pigeons anonymes comme vous comme passeurs. Les pertes leur importent peu tant qu'ils ne sont pas mouillés et qu'ils finissent par avoir ce qu'ils veulent. »

    L'Alliance Galactique avait une sale réputation depuis plus de cinq ans, mais était considérée encore comme un état bienfaisant et bienfaiteur. Si ce que disaient ces Impériaux étaient vrai, alors tout cela s'envolait en fumée. Dans l'ombre, les méthodes alliées n'étaient pas plus nobles que celles de l'Empire.
    Adaran reprit.

      « Nous pourrions abattre les petites frappes pendant encore longtemps, faire des dizaines d'autres victimes. Mais cela ne changerait rien au fait que plus le temps passe, plus l'ennemi a de chances de trouver une souricière par laquelle récupérer un passeur, avec ces précieuses données. Nous avons besoin que vous coopériez avec nos services. Quand la cellule étrangère sera démantelée, vous serez libre. Cela implique bien sûr que vous restiez en détention et à notre disposition pendant toute l'opération, mais nous pouvons accroître votre qualité de vie de manière substantielle si vous coopérez de plein gré. Si vous refusez, nous serons sans doute contraints de vous arracher ces informations de force. »

    Le Muun laissa planer sa menace pendant que la Corellienne encaissait. L'Empire voulait qu'elle les aide, eux, à trouver et dégager des espions de l'Alliance Galactique, et lui offraient de passer l'éponge ?! Elle croyait rêver. Ça semblait même peut-être un peu trop beau pour être sincère. Quoi qu'il en soit, Vogann, lui, semblait très sincèrement inquiet pour elle en se penchant, mains à plat sur la table, vers elle. Il chuchotait presque.

      « Ces types savaient que vous aviez une chance sur un milliard, et ils vous ont quand même engagé. Croyez-vous qu'ils vont venir vous donner un coup de main ? Qui vous dit qu'ils vous auraient laissé vivre de toute façon ? Nous avons un moyen de stopper la mort de ces miséreux qu'ils utilisent comme des pions. Et nous avons toutes les raisons de croire que ce qu'ils veulent, c'est éliminer les personnels et les infrastructures des premières missions. Ça pourrait causer la mort de milliers de bénéficiaires. Nous ne sommes pas les méchants de l'Histoire, mademoiselle. Croyez-nous, s'il vous plait, coopérez ! »


____________________


Adaran et Vogann viennent de révéler des choses bien sinistres à Reaver.
Si c'est vrai, alors l'Alliance Galactique utiliserait de pauvres bougres n'ayant aucune chance de s'en tirer pour organiser un massacre sur son propre territoire.
Ça parait insensé, mais Vogann, qui a pour lui d'être un Humain, et d'être donc déchiffrable pour Reaver, a l'air très sérieux, et n'a pas l'air d'avoir envie de lui faire du mal.


[FOR+DEX] Même si elle est affaiblie, Vogann est assez prêt de Reaver pour qu'elle lui éclate tranquillement le nez sur la table au besoin.
[SENS+SOC] Reaver n'en est pas sûre, mais en faisant ami-ami, elle pourrait aussi très bien obtenir des faveurs de la part de Vogann ...
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